Quelle est l’espérance de vie après ablation de la prostate ?

ablation de la prostate

L’ablation de la prostate ou la prostatectomie est une méthode médicale qui est généralement associée au traitement du cancer de la prostate. Elle représente un jalon important dans la vie des patients confrontés au cancer de la prostate. Qu’elle soit réalisée par chirurgie ou par radiothérapie, elle vise à éliminer le tissu prostatique affecté par le cancer.

Cependant, de nombreuses questions se soulèvent par rapport à l’impact de cette intervention chirurgicale sur la durée de vie. Il serait donc nécessaire de comprendre davantage les implications de cette intervention sur la santé et la durée de vie des patients. Voici une note d’information qui englobe les recherches et l’espérance de vie après ablation de la prostate.

Ablation de la prostate : définition 

L’ablation de la prostate est définie comme étant une intervention chirurgicale qui a pour but de retirer complètement la prostate et les vésicules séminales. En effet, la prostate est une glande du système reproducteur des hommes entourant l’urètre et qui se situe après le col de la vessie. Son ablation encore appelée vésiculo-prostatectomie est réalisée par un chirurgien-urologue dans le cas d’un cancer. 

Une fois que les vésicules séminales et les deux glandes situées de part et d’autre de la prostate sont enlevées, l’urètre est racheté à la vessie pour permettre l’écoulement des urines. Dans certains cas où le cancer est à un stade avancé, les ganglions lymphatiques sont aussi retirés. Cette opération est appelée curage ganglionnaire. 

Selon les possibilités, les bandelettes neurovasculaires qui contiennent les nerfs et les vaisseaux sanguins responsables de l’érection sont conservées.

L’espérance de vie après l’ablation de la prostate

Il est difficile de donner un chiffre exact par rapport à l’espérance de vie après l’ablation de la prostate. Divers facteurs peuvent influencer la durée de vie d’une personne ayant subi la prostatectomie. Parmi ceux-ci, il y a le stade du cancer lors du diagnostic, l’âge et l’état de santé. Généralement, les patients dont le cancer est à un stade précoce ont une meilleure espérance de vie. Par exemple, le cancer de la prostate avancée de stade T3 ou T4 présente une espérance de vie évaluée à plus de 95 % de survie 5 ans après la prostatectomie. À ce stade, le cancer peut envahir les vésicules séminales, la vessie ou le rectum. Il n’a pas encore de métastases. Concernant le cancer de la prostate localement avancé de stade métastatique, l’espérance de vie est d’environ 50 % après l’ablation. Bien que ces chiffres soient décourageants, il est possible d’envisager que des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique survivent pendant plus longtemps. Grâce aux nouveaux traitements et aux nouvelles thérapies qui existent, l’espérance de vie après l’ablation s’améliore chaque année.

Les différentes étapes pour pratiquer une prostatectomie

Pour une réussite de l’intervention chirurgicale, le chirurgien — urologue met en place des stratégies médicales spécifiques. Voici la procédure pour retirer la tumeur cancéreuse de la prostate.

Avant l’ablation de la prostate

  • Le chirurgien effectue une analyse de l’urine pour détecter la présence d’une infection. Si les résultats sont positifs, la date de l’opération est reportée ;
  • L’urologue contrôle également la qualité de la coagulation et le bon fonctionnement des reins à partir d’un bilan de santé. ;
  • Le patient passe une entrevue avec l’urologue pendant laquelle il prend connaissance des objectifs de l’opération. Le médecin explique au patient l’objectif de cette intervention chirurgicale, la technique qu’il va employer durant l’opération et les potentielles complications.
  • Une entrevue avec l’anesthésiste est également programmée pour le patient. Cela permet d’évaluer les risques liés à l’anesthésie du patient. Le professionnel vérifie les antécédents médicaux et chirurgicaux du patient ;
  • Il est important que le patient signale tout problème de santé que ce soit les problèmes respiratoires, les problèmes cardiaques ou les allergies. L’anesthésiste contrôle également si le patient consomme l’alcool et le tabac ;
  • Si le patient consomme du tabac et de l’alcool, il doit arrêter quelques semaines avant l’intervention. Cela permet de réduire les risques de complications durant l’opération. 

Pendant l’ablation de la prostate

Pour réaliser l’ablation de la prostate, le chirurgien — urologue peut adopter plusieurs techniques. Il pleut le faire par : 

  • La chirurgie classique : c’est la technique la plus appliquée pour effectuer l’ablation. Elle permet au chirurgien — urologue d’avoir une vision directe de la zone à retirer. Lors de l’opération, l’urologue atteint la prostate par une incision au niveau de l’abdomen et sous le nombril.
  • La cœlioscopie : ce type d’intervention est pratiqué pour favoriser une diminution des douleurs postopératoires et de l’hospitalisation. Cette technique d’ablation implique l’utilisation d’un trocart, et d’une caméra glissée dans l’abdomen du patient grâce à plusieurs incisions discrètes. La caméra guide le chirurgien à travers un écran de contrôle.
  • La chirurgie robotisée : au cours de cette intervention, le chirurgien effectue plusieurs incisions courtes pour pénétrer dans l’abdomen du patient. Le chirurgien — urologue utilise un robot sur lequel les instruments sont fixés. Ce traitement offre une vision directe de la zone à retirer et une précision dans les gestes de l’ablation. Cette chirurgie vise à préserver les nerfs responsables de l’érection.
  • Le chirurgien — urologue ne choisit pas au hasard la technique de l’intervention. Il prend en compte le type de tumeur et sa pratique habituelle.
  • Après l’ablation, le chirurgien rétablit une connexion anatomique entre l’urètre et la vessie. Cela nécessite la mise en place d’une sonde urinaire temporaire (5 à 10 jours). La sonde urinaire passe dans le canal de l’urètre jusqu’à atteindre la vessie. Elle permet d’évacuer les urines.

Après l’ablation de la prostate

Après l’intervention chirurgicale, le patient est conduit dans la salle de réveil où il est suivi par une équipe médicale. Ce dernier peut ressentir à son réveil des nausées ou une somnolence due à l’anesthésie. Concernant la douleur postopératoire, elle varie selon la technique chirurgicale employée. Pour soulager le patient de ses douleurs, des traitements sont immédiatement mis en place.

Les résultats possibles suite à l’opération de l’ablation de la prostate

La technique la plus efficace pour guérir du cancer de la prostate est la prostatectomie. Suite à l’intervention chirurgicale, une analyse complète est effectuée sur les tissus retirés lors de l’ablation. Un médecin-anatomopathologiste se charge particulièrement de l’examen. Il observe les tissus pour définir le stade du cancer et son degré d’agressivité. Ainsi, le médecin peut savoir si un traitement complémentaire serait nécessaire après l’intervention chirurgicale. 

Les traitements complémentaires possibles sont l’hormonothérapie et la radiothérapie externe. Le patient devra attendre sa première consultation après l’ablation pour prendre les résultats d’analyse de la prostate. Au cas où des problèmes sexuels (fuite urinaire) se révéleront, le patient sera recommandé vers les professionnels de la santé pour une rééducation. 

Trois mois après l’opération, un dosage du PSA (antigènes spécifiques de la prostate) est effectué. En effet, il est important que le taux de PSA soit surveillé, car une augmentation peut entraîner une récidive du cancer. Normalement, le PSA devient indétectable entre la quatrième et sixième semaine ayant suivi l’ablation.

Quelques effets secondaires après une prostatectomie

Les effets secondaires de l’ablation de la prostate varient d’un patient à un autre. Voici les effets courants les plus observés.

Les problèmes urinaires 

Très souvent, les patients ayant subi une prostatectomie présentent des problèmes urinaires (les fuites d’urine, l’envie fréquente d’uriner ou encore des difficultés à uriner). Cela peut durer des mois, mais une amélioration est envisageable. Il est recommandé aux patients dans ces cas de prendre beaucoup d’eau au détriment de l’alcool et de la caféine.

Les difficultés d’érection 

L’ablation peut également être à la base du dysfonctionnement érectile. Ce problème survient lorsque des dommages sont causés aux nerfs responsables de l’érection. Cela peut s’améliorer si le patient en parle avec son médecin traitant. À partir des nombreuses options de traitement qui existent, le médecin pourrait identifier le meilleur traitement qui conviendrait au patient pour améliorer sa fonction érectile.

L’absence d’éjaculation 

En plus des problèmes d’érection, l’absence d’éjaculation se remarque chez certains patients. La production du liquide séminal qui entraîne dans la composition du sperme est contrôlée par les vésicules séminales et la glande prostatique. Or, ils sont retirés lors de l’ablation, ce qui entraîne une disparition définitive des éjaculations.

L’incontinence fécale

L’incontinence fécale est un effet secondaire qui apparaît lorsque des dommages sont causés au muscle qui contrôle l’anus. La plupart du temps, les patients qui en souffrent se sentent gênés. Pour y remédier, il est conseillé d’avoir une alimentation équilibrée. Pratiquer des exercices de kegel serait aussi efficace pour renforcer les muscles de l’anus.

La sténose de l’anastomose vésico-urétrale

La sténose de l’anastomose vésico-urétrale est un effet secondaire de la prostatectomie qui se manifeste par la baisse de la force du jet d’urine. Elle s’identifie aussi à l’apparition du sang dans l’urine. Le patient ressent donc de la douleur lorsqu’il urine.

L’ablation de la prostate est une étape difficile à surmonter pour les personnes atteintes du cancer de la prostate. Pour gérer ses problèmes et reprendre confiance en soi pour vivre une vie normale, il est important de travailler avec un physiothérapeute. Il peut vous fournir des exercices qui vous permettront de réduire les problèmes urinaires. Vous pouvez aussi participer à un groupe de soutien afin de vous connecter avec d’autres personnes qui ont vécu la même expérience. Il est recommandé de trouver un groupe adapté à vos besoins. Des recherches en ligne pourraient vous aider à trouver ce qui vous convient.

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